Le Qi-gong provient des gymnastiques taoïstes de longévité. On y retrouve l’intuition chinoise du wei wu wei (« agir sans agir »), présente notamment dans le Dao De Jing de Lao Zi. La pratique s’est enrichie au contact du bouddhisme, elle fait partie intégrante de la médecine chinoise.
Par un ensemble d’exercices corporels et de visualisations mentales (mouvements statiques ou dynamiques, exercices respiratoires, relaxation mentale, sons, acupressions, percussions, etc.), il vise à aider les personnes à maintenir ou réparer l’équilibre entre les « énergies » des différents organes du corps. Les fondements de cette énergétique sont celles de la médecine chinoise et de l’acupuncture en particulier.
Les pratiques de qi gong ont été interdites et réprimées comme des « pratiques féodales » et « superstitieuses » durant la Révolution culturelle. C’est dans un contexte de détente économique, peu après les premières réformes libérales et la première apparition du chômage que réapparaît le qi gong en Chine. Les autorités y voient une bonne façon de mettre en avant la culture chinoise et participent à sa promotion à travers les « Salons de la santé » qui lui sont consacrés au début des années 90. Une école de qi gong se détache nettement par sa doctrine religieuse : le mouvement Falun gong. En l’espace de sept ans, elle compte environ 80 millions de pratiquants. En 1999, commence la grande répression de ce mouvement ainsi que de la majorité des autres méthodes de qi gong par les autorités
chinoises.
Le Qi-gong est un ensemble d’exercices énergétiques basés sur une association entre :
- les mouvements doux, naturels, très lents et détendus
- la respiration (respiration abdominale, régulière et profonde) synchrone avec les mouvements
- la concentration de l’esprit qui dirige le qi – le « souffle » – à l’intérieur du corps
- les massages par acupression, ou massage général musculaire





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